Livres

KOHN (M.), Freud et le yiddish: le Préanalytique, Paris, Christian Bourgois, 1982, 378 pages.
KOHN (M.), Freud e O Iidiche : o pré-analitico, traduction Marcella Mortara, Rio de Janeiro, Imago Editora, 1994, 325 pages.

KOHN (M.),   Freud et le yiddish : le préanalytique (1877- 1897), collaboration technique Anne Akoun, Paris, Anthropos/Economica, Collection « Psychanalyse et pratiques sociales » dirigée par Paul-Laurent Assoun et Markos Zafiropoulos, 2005, 273 pages.

Ce livre est la réédition de l’ouvrage paru en 1982 chez Christian Bourgois. Il avait brûlé dans un incendie dans le dépôt de l’éditeur en 1990. Il présente les écrits préanalytiques de Freud (1877-1897) qu’il n’a pas incorporés dans ses œuvres complètes en partant de l’analyse de Witz, de mots d’esprit yiddish. Le préanalytique n’est pas passé une fois pour toutes, il a lieu. Le Witz, le mot d’esprit yiddish, est événement, quelque chose plutôt que rien, transfert au transfert, dans un lien avec le fil rouge de la tradition juive, l’infini du sens d’un texte qui manque. Le yiddish est la langue vernaculaire des Juifs ashkénazes, composée d’hébreu et d’araméen, de langues romanes, slaves et de moyen haut allemand. C’est une langue sans territoire qui pose la question du rapport du corps au langage et à l’inconscient dans une situation de multilinguisme. C’est un processus historique et langagier qui fait lien entre Freud et Lacan. Il n’y a pas de langue fondamentale ni d’inconscient collectif, mais comme le dit Romain Gary :  » Le subconscient, je ne souhaite pas ça à mes meilleurs amis « . Qui sait si le yiddish est vivant ou mort aujourd’hui et quel est son avenir ? Ecoutez le yiddish ! Il pose la question universelle du transfert à une langue.

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KOHN (M.),  Le préanalytique : Freud et le yiddish (1877-1897), Paris, MJW Fédition, 2013, 227 pages.

Le préanalytique est actuel dans l’histoire de la psychanalyse, dans le cabinet de l’analyste, en institution de soins et dans une Société d’analystes où il s’agit de produire de l’analytique à partir du non analytique. Ce livre présente les écrits préanalytiques de Freud (1877- 1897) qu’il n’a pas incorporés dans ses oeuvres complètes en partant de l’analyse de mots d’esprits yiddish (Witze). Le yiddish est la langue vernaculaire des Juifs ashkénazes, composée d’hébreu et d’araméen, de langues romanes, slaves et de moyen haut allemand, écrite en caractères hébraïques. C’est une langue sans territoire qui pause la question du rapport du corps au langage et à l’inconscient dans une situation de multilinguisme. C’est un processus historique et langagier qui permet de saisir le transfert à une langue.

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Freud et la bêtise de Chelm in Simon S., Chelm, les héros de la bêtise, traduit du yiddish par Danielle Cyferstein et Max Kohn, col. Françoise Ducam. (Paris, Collection Connaissance des Hommes dirigée par Dominique Desjeux, illustrations de Serge Colas, L’Harmattan, 1987, 135 pages)

    Un juif arrive chez un Rabbi:

  • Rabbi, ma femme n’arrive pas à avoir d’enfant.
  • Depuis quand êtes vous marié?
  • Depuis quatre mois.
  • Eh bien patientez un peu.
  • Oui, mais je dois aussi vous dire que mon père lui-même n’a pas eu d’enfant, et mon grand-père non plus.
  • Alors d’où venez-vous?
  • de Chelm

Le livre de Salomon Simon (1895-1970), essayiste de langue Yiddish, né à Kalinkovichi en Biélorussie, ayant émigré aux Etats-Unis en 1913, porte sur Chelm, la ville des simples d’esprits dans la culture Yiddish, à laquelle est consacrée une large tradition.
L’essaie de Max Kohn « Freud et la bêtise de Chelm » en propose un commentaire et concerne la psychanalyse.

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KOHN (M.), Mot d’esprit, inconscient et événement, Paris, Collection Psychanalyse et Civilisations dirigée par Jean Nadal, L’Harmattan, 1991, 183 pages.

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KOHN (M.),  Le récit dans la psychanalyse, Ramonville Saint-Agne, Ed Erès, Collection Actualité de la Psychanalyse dirigée par Serge Lesourd, 1998,165 pages.

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KOHN (M.), Le récit dans la psychanalyse, préface de Robert Samacher, Paris, MJW Fédition, 2014, 174 pages.

Ce livre répond à la question suivante : quelle est la place du récit clinique chez les psychanalystes ? Le champ de la psychanalyse se situe entre le rhétorique, un art de la persuasion et le narratif, une mise en représentation d’événements réels ou fictifs par le langage. La psychanalyse est à un carrefour entre des événements cliniques et conceptuels dont des récits témoignent. Dans le processus de la cure se joue une ouverture originale sur l’événementiel et l’historique qui engage l’éthique du psychanalyste.
À partir d’un noyau d’auteurs, Freud, Klein, Winnicott, Max Kohn dégage la place du narratif dans le récit clinique des psychanalystes. Le récit dans la psychanalyse peut-il échapper à la rhétorique ? Qu’est-ce que raconter au plus juste quand on est psychanalyste ?
Le récit clinique peut faire événement, c’est-à-dire inscrire une déliaison inédite, un effet de sens inattendu. La place du récit clinique pour nous analystes a les apparences d’un symptôme, il s’y joue le rapport à notre désir. Le désir de parler de sa pratique se heurte à l’exigence de rester discret. Le compromis entre le désir et son refoulement fait symptôme dans la pratique du récit clinique et ce d’autant plus qu’il s’adresse à un lecteur. Entre le subjectif et l’objectif, il y a un trajet du narratif qui témoigne de l’espace du transfert et du contre-transfert, c’est-à-dire de la cure. C’est la spécificité de la psychanalyse de poser ce problème, et qui fait qu’il ne s’agit pas de littérature. Si la psychanalyse est prise dans un effet de littérature, elle témoigne avant tout du transfert.

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L’inconscient du yiddish, Actes du colloque international . 4 mars 2002, sous la Direction de Max Kohn et Jean Baumgarten collaboration technique : Anne Akoun (Paris, Anthropos Economica, collection «Psychanalyse et pratiques sociales » dirigée par Paul-Laurent Assoun et Markos Zafiropoulos, 2003, 270 pages). Avec la participation de Jean Baumgarten, Jerold Frakes, Sander L. Gilman, Max Kohn, Henri Lewi, André Michels, Régine Robin, Gilles Rozier, Robert Samacher, Rosette Tama.

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Dossier : yiddish, « Lectures de Louis Wolfson », sous la direction de Max Kohn, avec des contributions de Max Kohn, « Louis Wolfson : Une langue c’est de la folie, et la folie est-ce que c’est une langue ? » Robert Samacher, « Louis Wolfson et le yiddish » André Michels, « Quête de la langue maternelle » Rosette a, « Louis Wolfson et le labyrinthe des langues et le yiddish : langue égarée-langue marrane », in Revue de l’École Doctorale, Recherches en psychanalyse,« Langues et traduction », co-dirigé par Mareike Wolf, Houriya Abdelouahed et Max Kohn, Le Bouscat, n° 4, 2005, 113-157.

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KOHN (M.),  Traces de psychanalyse, Limoges, Lambert-Lucas, 2007, 432 pages.

Traces de psychanalyse parle de ce qui reste d’une psychanalyse, signifiance de la trace, qui n’est pas un signe. Une démarche invisible imprime des pas sur la neige, traces d’un passage. Ce recueil d’articles est divisé en quatre parties : Préanalytique, Récits, Evénements, Traces. Par préanalytique, il faut entendre les textes de Freud qui vont de 1877 à 1897 et qu’il n’a pas incorporés à ses œuvres complètes. Que se passe-t-il là ? La psychanalyse a lieu. La même question fait ensuite place à des récits, à des événements, à des traces. Le yiddish y fait lien entre Freud et Lacan. L’inconscient est structuré comme un langage : cela passe par les langues, dont le yiddish, langue hybride et de fusion, qui pose la question universelle du transfert à une langue.

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Yiddishkeyt et psychanalyse – Le transfert à une langue. Actes du colloque international, 27 mai 2005, ouvrage collectif (sous la dire. de Kohn M.), Paris, MJW Fédition, 2007, avec le concours de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, 176 pages. Pour Yiddishkeyt et psychanalyse.

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Culture yiddish et inconscient (sous la dire. Kohn M.), in Langage et inconscient, revue internationale, direction éditoriale Michel Arrivé, Izabel Vilela, n°4, Limoges, éditions Lambert – Lucas, juin 2007. Kohn M., « Le bal de Cyrille Fleischman », Kohn M., « Humour juif et psychanalyse », Kohn M., « Humour juif et psychanalyse », Samacher R., «Humour juif et mélancolie », Michels A., « L’inconscient et le pouvoir normatif de la langue », Hadda J., « Le yiddish aujourd’hui et demain », Broda J., « Shalom Libertad », Vitsn. Mots d’esprit yiddish et inconscient, Limoges, Lambert-Lucas, 2007, 179 pages.

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KOHN (M.),  Vitsn. Mots d’esprit yiddish et inconscient, Limoges, Lambert-Lucas, 2008, 179 pages.

« Un homme vient pour la première fois chez son nouveau docteur. — Je vois des petits points (pintelekh) devant mes yeux, lui dit-il. — Tu as déjà vu un docteur ? — Non, rien que des petits points. » (Forverts n° 31576, 18 novembre 2005) Le patient est malade des yeux. Il voit des petits points, c’est-à-dire l’essentiel, le pintele, le petit point juif, dos pintele yid. Il ne voit pas un docteur, il n’est pas malade. Il voit le secret du yiddish, un certain ton qui doit être juste, une mélodie, un phrasé, un tempo, un équilibre du lien social qui doit supporter la déliaison des représentations, une certaine musique dans la relation à l’autre. L’analyse du vits produit un retour du sujet de la parole sur la langue qu’il parle, et la possibilité d’analyser le transfert à une langue. Il s’agit de pouvoir se taire dans une langue que l’on ne sait pas parler. Ce livre présente des analyses de mots d’esprit yiddish qui concernent la transmission de la psychanalyse.

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KOHN (M.), Le travail clinique en centre maternel. Les entretiens d’accueil à la Maison de la Mère et de l’Enfant, Collection « Langage et culture », Paris, MJW Fédition, 2011, 162 pages.

Ce livre porte sur le travail clinique en centre maternel à partir des entretiens d’accueil à la Maison de la Mère et de l’Enfant à Paris, qui reçoit des mères seules avec leur bébé pendant un an et demi. La rédaction de cet ouvrage couvre cette durée. Le lecteur pourra s’apercevoir qu’il revient aux enfants une position analytique sans pour autant être des analystes. La psychanalyse peut être appliquée en institution sans qu’elle soit de la psychanalyse comme en cabinet, ni de l’analyse institutionnelle, tout en donnant le pouvoir à la parole par divers dispositifs. On s’intéressera à la question : qui parle vraiment dans un discours ? Même si l’éducatrice ou la puéricultrice parlent de la mère ou de l’enfant, dans les réunions cliniques, il n’est pas sûr qu’il s’agisse de ces derniers. Souvent, lorsque l’on parle de la mère, c’est l’enfant qui parle et inversement, ou quelqu’un d’autre, le père, par exemple, ou un ancêtre. Il faut être très attentif à la polyphonie pour pouvoir identifier la voix qui parle comme dans l’expérience analytique, d’ailleurs, sans se précipiter dans une identification. Les entretiens d’accueil sont toujours dans l’entre-deux d’un passé et d’un avenir de la future résidente et de son enfant, dans un contrat qui porte sur la naissance d’un sujet enfin possible, qu’il s’agisse de la mère, de l’enfant, du père ou d’autres. Le projet inconscient de la mère y déploie les points morts de l’histoire familiale dans un transfert des affects désaffectés, dans un espace qui peut devenir analytique, quelle que soit l’appartenance culturelle. L’entretien d’accueil est confronté à la vivacité du moment qui devra s’inscrire dans le temps grâce à un espace, et sans que cela soit prévisible ou qu’on puisse l’anticiper.

Max KOHN, psychanalyste membre d’Espace analytique, maître de conférences, habilité à diriger des recherches à l’université Paris Diderot–Paris 7, Centre de Recherches «Psychanalyse, Médecine et Société» (C.R.P.M.S) EA 3522, psychanalyste à la Maison de la Mère et de l’Enfant à Paris (Fondation Albert Hartmann, Société Philanthropique).

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KOHN (M.), Un vampire sur le divan, MJW Fédition, 2013, 160 pages.
Que représente un vampire ? Pourquoi occupe-t-il une telle place dans la culture ? Le vampire est un invariant culturel avec des différences culturelles. Ce livre part d’exemples littéraires pris comme des situations cliniques, de Dracula de Bram Stoker (1897) et d’Entretien avec un vampire d’Anne Rice (1977). Le vivant est un non mort (undead) et le non mort est encore vivant. D’un point de vue psychanalytique, quel est donc ce rapport aux dents et à la morsure qui contamine, qui fait que l’autre devient aussi un vampire ? Le vampire est un bébé qui mord et qui a un désir ambivalent d’immortalité. Le lait maternel est vital comme le sang pour le vampire. Le vampirisme concerne aussi la généalogie et les ancêtres. Le vampire concentre et canalise en lui en tant que puissance, figure et image, fantasme et mythe, signifiant et témoin d’un entre deux mondes, tout ce qu’il y a d’indétermination en nous dans la distinction entre la vie et la mort. Le vampire et la vampirisation sont des symboles d’une série de constructions et destructions psychiques interminables.

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KOHN M., L’événement psychanalytique dans les entretiens en yiddish, préface de Robert Samacher, Collection « Culture & Langage », Paris, MJW Fédition, 2015. 224 pages.

Comment déceler un événement psychanalytique dans des entretiens en yiddish aujourd’hui ? Telle est la question à laquelle l’auteur invite son lecteur à réfléchir. Car le yiddish est la langue vernaculaire des Juifs ashkénazes composé d’hébreu, d’araméen, de langues romanes slaves et de moyen haut allemand. Un effet de yiddish traverse l’histoire de la psychanalyse ouvrant à la possibilité d’un événement de parole, d’un écart à une langue. Un événement psychanalytique est une déliaison des représentations nous permettant de décoller de nous-mêmes, des mots figés en nous et de nos symptômes. C’est un retour du sujet de la parole sur lui-même quand il peut interroger la construction de son histoire à travers l’interprétation de ses symptômes. Ce livre porte aussi sur la survie du yiddish aujourd’hui malgré la destruction. des extraits traduits en français de plus 300 interviews en yiddish faites par Max Kohn pour des média internationaux depuis 2006, proposent une clinique du yiddish actuel où le partage entre ce qui est vivant et mort et entre les générations se redistribue autrement. L’important, ce n’est pas de parler une langue, mais de l’écouter en faisant une place au sujet de l’inconscient. Le yiddish est souvent en loque chez le sujet. Réfléchir sur une clinique du yiddish sans la réduire à une psychopathologie et à une appartenance culturelle, c’est analyser ce transfert à une loque. Quatre parties vennent l’illustrer : 1. Le sujet aime et tue quand il parle, 2. Rencontres, 3. Avoir des oreilles et 4. La confusion des langues. L’intitulé de Le sujet aime et tue quand il parle a été choisi pour mieux se rendre compte qu’on ne sait pas quand on parle si ce que l’on dit est constructif ou destructif. Les parties Rencontres et Avoir des oreilles mettent en relation l’écoute de soi, celle des autres, des affects en soi et affects chez les autres. La confusion des langues évoque la situation de confusion dans laquelle nous sommes quand nous parlons.

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